Ceux qui vivent Paris au temps d'été sont semblables aux naufragés.

Dans la ville en huit clos, leurs mains se tendent vers leurs pareils, eux aussi à l'abandon, et à l'aveugle leur hurlent des appels, de corps à cors, à coups de bouteilles. Des messages sans but mais pas sans boire, car l'idée de finir seul ronge leurs os, écrase leur espoir.

Je suis de même à ces égarés terrestres parmi lesquels je me perds, dont je me repais, par manque et envie de rien. Jolis pantins que j'utilise, à mon gré et à mes goûts, car utiles à mon désert qui sans cesse se tarit et se tapisse de mes émois, de mes écrits.

Pas d'autographes, merci

Ajouter un commentaire

Aucun commentaire n'a encore été ajouté !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

<< On ne peut décemment pas... | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ... traire une vache morte. >>

Créer un podcast