Ce jour ressemble au dernier. Ce n'est que l'été qui s'endort, une nuit claire qui se dépose. Je m'efforce à faire de même avec mes propres monstres. Redevenir normal ou du moins y tendre, reprendre les rênes et rentrer dans les rangs. Les heures grises s'annoncent en valse, celle que je connais un peu trop bien et qui me ramène aux claques du quotidien. 

J'observe mes verres, ceux du matin au matin. De nouveau, les pilules à mon réveil et la drogue le soir. Entre chaque, combler les trous, faire semblant et saigner en-dedans, dedans uniquement. Parce qu'il faut se couvrir et paraître ce qu'il faut ; ainsi panser les traces dans les entrailles et ne montrer que celles de nos visages dans des sourires pas trop pâles.

Ma peau reste brune, ma tête une ruine en braise. J'ai le regard trouble, des cils à mes lèvres, bloquée de nostalgie dans ce changement de saison qui apporte en cette fin d'août le couperet de l'adieu.

Pas d'autographes, merci

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