Je me réveille comme au lendemain d'un mal de tête adolescent.
En moi et sur la table, des restes de verres, des traces blanches, des lignes de sang.
J'ai les mains en poings, contre le mur, contre des dents.
Au creux du ventre, la nausée danse et fait sirène.
Je l'abandonne dans les toilettes, la rend à l'océan.
Je coule, je perds pied avec elle, je tourbillonne et je retourne dans mes rangs.
11 heures du mat' et un cul sec.
J'oublie la vie, je rature les gens.
Des shots, des shoots, des fêtes, des pailles et des paillettes.
Des kilos de joints.
Se tirer de là, s'enfuir de nous et puis finir le vin.
J'ôte tes vêtements, les peaux à nu, tire un coup avec mon chagrin.
J'ai les mots malhabiles, grossis, comme mal fringués.
Je les voudrais en or, très loin du papier.
Les porter à mon cou en trophées, devenir matador.
Je ne saurai jamais qu'écrire et ça pleure sans les larmes dans mes yeux fatigués.
Je ne supporte plus le jour, j'attends la nuit, j'espère l'après.

Par pitié, l'après. 
 

 

Pas d'autographes, merci

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